FRANZEN, Jonathan: Les corrections
Et si les enfants ne naissaient que pour corriger les erreurs de leurs parents ? Nos vies familiales ressembleraient alors à des copies surchargées de ratures et de remarques – « faux », « mal dit », « à revoir » -, ponctuées de points d’exclamation ou d’interrogation. Dans le livre de Jonathan Franzen, la famille s’appelle Lambert, mais c’est de l’Amérique qu’il s’agit, de sa manière de vivre, de ses idéaux : un continent entier en train de sombrer doucement dans la folie. Alfred, Enid et leurs trois enfants – Gary, Chip et Denise – sont les cinq héros de ce roman-fleuve où défilent toutes nos contradictions : le besoin d’aimer et la guerre conjugale, le sens de la justice et l’obsession des stock-options, le goût du bonheur et l’abus des médicaments, le patriarcat et la révolte des fils, la libération des femmes et la culpabilité de tous. C’est cela, Les Corrections : une « tragédie américaine » dont la puissance balaye tout sur son passage. Mais c’est aussi une comédie irrésistible, un humour qui s’autorise à rire de tout, une férocité sans limites. Et le sens aigu de notre appartenance à la communauté humaine. Né à Western Springs (Illinois) en 1959, Jonathan Franzen a passé son enfance à Saint Louis (Missouri). Trois romans – The Twenty-Seventh City, Strong Motion, mais surtout Les Corrections – l’ont imposé au tout premier rand de la littérature américaine actuelle. Les Corrections a obtenu le National Book Award en novembre 2001 et s’est vendu à plus de un million d’exemplaires.